Deux réunions publiques ont eu lieu à St-Orens pour conclure la campagne électorale des municipales.
La première a été organisée par Aude Lumeau-Preceptis, tête de liste de St-Orens Vraie à l’espace Lauragais mercredi 11 mars, devant un auditoire nombreux.

L’intervention d’Aude Lumeau a été précédée par celles de Claude Raynal et Émilienne Poumeyrol, sénateurs PS, du député PS de notre circonscription Jacques Oberti, du conseiller départemental Bernard Bagneris divers gauche. Une vidéo de Sébastien Vincini, président PS du conseil départemental, soutenant également Aude Lumeau et faisant référence à son programme chiffré, a été projetée.
Tous ont vanté les qualités de la candidate, B. Bagneris indiquant qu’elle était très investie dans la démocratie participative. J. Oberti a lancé une pique vis-à-vis de D. Faure « elle n’ose à peine cacher qu’elle sera candidate lors des élections sénatoriales » qui auront lieu en septembre, en vue de remplacer Alain Chatillon, ancien maire de Revel.
Aude Lumeau invite ses colistiers à la rejoindre sur scène et enchaîne en mettant en avant l’intérêt du vote municipal, vote de proximité par excellence « un mandat où les élus sont à portée de gueule, comme le dit Claude Raynal ». Elle a indiqué les lignes directrices d’un projet, dépendant des conclusions de l’audit financier qui sera réalisé en cas de victoire. Les priorités sont la rénovation des infrastructures (écoles, piscine), la création de cœurs de quartier, la connexion au métro à Labège, un projet de régie municipale, un nouveau bâtiment pour l’EHPAD Labouilhe, … Nous vous renvoyons au programme que vous avez dû recevoir pour plus de détails.
Les questions du public ont porté sur les finances et sur l’endettement, ainsi que sur le risque de mise sous tutelle. À un participant signalant que 14 M€ de dette, soit 1000 € par habitant, ne paraît pas scandaleux, A. Lumeau répond que St-Orens est la commune la plus endettée de la métropole. L’ancienne gendarmerie a été vendue pour 3,3 M€, mais selon A. Lumeau « on n’a le droit de vendre des biens communaux que pour investir » et non pour alimenter le budget de fonctionnement. De plus deux lignes de trésoreries ont été ouvertes à hauteur de 2 M€ et de 1,7 M€.
Elle a été questionnée également sur la résidence prévue à l’emplacement de l’ancienne gendarmerie, avec 126 logements débouchant sur l’avenue Louis Couderc, ainsi que sur le vieux projet de déviation de St-Orens. Pour Aude Lumeau, nous devons à la fois protéger notre environnement et développer nos infrastructures, notre population ayant augmenté de 27 %. « On nous propose la jonction Est, projet pensé dans les années 90, une ineptie, ne permettant de gagner qu’une minute ou une minute trente ». La déviation n’est pas non plus la solution. Elle a eu des échanges avec Laurent Chérubin, maire de Labège, concernant la création de parking relais à proximité du métro.
Aude Lumeau a été critique sur l’entretien des locaux dépendant du syndicat des 4 communes, créé lorsque St-Orens a rejoint la métropole en 1992. Ceux-ci concernent les gymnases de Cassin et Prévert (94 % à charge de St-Orens), dans un « état minable », et la piscine Tournesol (à charge pour 50%), critiquant D. Faure, qui affirme que c’est la faute du Sicoval.
Un représentant de l’association Pour l’enfouissement des lignes THT lui a demandé sa position sur ce sujet, A. Lumeau a fait part des coûts extrêmement élevés, mais qu’elle était prête à mener un travail en commun sur ce dossier. À la dernière question sur l’intercommunalité, A. Lumeau a informé que nous avions deux conseillers métropolitains.

La seconde réunion l’a été par Dominique Faure, maire sortante, menant Continuons ensemble pour St-Orens, à l’espace Lauragais le jeudi 12 mars devant un public aussi nombreux que celui de sa concurrente.
Devant débuter à 18h30, il a fallu attendre jusqu’à 19h15 pour le discours d’introduction de D. Faure, qui a d’entrée de jeu dénoncé les coups violents de l’opposition. Sur l’urbanisme, D. Faure dit avoir donné un avis défavorable concernant la ZAC Malepère [NDLR : cf extrait du courrier de Jean Luc Moudenc du 24 juillet 2018 en bas de page], mais que l’autorité métropolitaine l’a imposée. Elle a prolongé l’action initiée par Christian Sempé, avec la Zac du Tucard, pour développer le logement social, réduisant de 150 000 € par an pratiquement à zéro les pénalités dues à la loi SRU, et agi pour préserver les zones pavillonnaires. Suite aux attaques de l’opposition sur le budget, elle est scandalisée par la comparaison avec St-Jory, où l’ancien maire a été emprisonné et dénigre ses opposants pour leur absence de travail et de projet.
Elle donne ensuite la parole à plusieurs membres de son équipe.
Anicet Kounougous, déjà élu en 2001 lors du mandat de Plantade, intervient sur le “Bien vieillir à St-Orens” et veut créer un conseil consultatif des aînés, élargir les services de la navette seniors, travailler sur la rénovation de l’EHPAD Labouilhe. C’est ensuite Carole Fabre, médecin en psychiatrie, qui veut promouvoir la santé, en agissant via l’urbanisme, le sport et la culture.
Agnès Mestre prône l’adaptation au changement climatique, par la végétalisation des espaces imperméabilisés notamment dans les cours d’écoles, la création d’îlots de fraîcheur, agir avec le plan vélo/marche, développer les énergies renouvelables, pérenniser le partenariat avec les associations SONE, SOBC.
Lara Popelier veut favoriser la marche et le vélo, en améliorant le réseau cyclable et les trottoirs. Le thème “La ville à hauteur d’enfant » est ensuite abordé, en rapportant que des rénovations des établissements scolaires ont lieu depuis 2014, mais qu’il reste des toitures à remettre en état avec une fin de travaux en 2026.
David Andrieu enchaîne avec la culture et le patrimoine, rappelant la rénovation du château de Catala, de la villa Massot, de la mairie et de la place Bellières, indique que Altigone attire un public nombreux.
Françoise Texier et Didier Don annoncent la rénovation de la piscine, la création d’un terrain de rugby synthétique et la rénovation du terrain de foot synthétique en 2028. La rénovation des gymnases de Cassin et Riquet est également prévue.
Olivier Casamitjana apporte son soutien aux commerçants et entrepreneurs, au nombre de 1500 sur la commune, qui a 4800 emplois.
Alice Valera accompagne les victimes des violences intrafamiliales (21 cas en 2024, 18 en 2025). Colette Crouzeilles annonce l’augmentation du nombre de policiers municipaux de 3 à 6. Le nombre de caméras de surveillance, actuellement de 74, sera augmenté.
David Bernard veut mettre le numérique à la portée de tous. Katia Malzieu s’intéresse à la petite enfance et annonce la création de deux crèches, toutes deux privées, et de nouvelles aires de jeux. Charlotte Battle mentionne l’importance des liens intergénérationnels et Dominique Faure conclut la soirée.
Ndlr :Extrait du courrier de J-L. Moudenc, président de Toulouse Métropole, adressé à D. Faure le 24 juillet 2018

Source : Collectif Halle Catala

