Des poteaux de paintball à demeure ?

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En février 2024, le Collectif « NoPaintball31650 » a été créé en opposition à un projet de paintball sur un espace naturel à proximité du quartier Catala. En effet la municipalité de St-Orens avait établi une convention d’occupation temporaire, courant du 1er mars au 31 août 2024, du terrain jouxtant les jardins familiaux d’En Prunet, mettant à disposition de la société 4EVM 1,9 hectare pour y installer un paintball :Cette société recherchait en effet un nouvel emplacement en raison de la réhabilitation de son site initial à Montaudran Parmi les arguments qui avaient séduit la municipalité, figuraient une « double vocation, à la fois commerciale et associative, mettant en avant la pratique du sport en extérieur et visant à impliquer les établissements scolaires locaux, ainsi que l’utilisation de matériaux durables.L’aspect écologique, à travers l’usage usages de billes de peinture à eau, non polluantes, et l’abandon de l’activité airsoft pour minimiser les nuisances sonores, suscitait également de l’intérêt. »La société 4EVM y avait aussitôt mis en place deux containers métalliques et planté 74 poteaux. Le collectif avait alerté les riverains et les habitants du quartier sur les nuisances sonores et sur les impacts environnementaux liés à ce type d’activité dans une zone naturelle et sur les risques quant au patrimoine archéologique de ce secteur, où de nombreux morceaux de poteries gallo-romaines ont été trouvés.Mem’Orens mai juin 2024

La pétition lancée par le collectif « NoPaintball31650 » avait réuni 475 signataires, principalement du quartier de Catala mais également d’autres quartiers de la commune. Elle présentait les impacts de l’installation du paint ball, perturbant les nombreux oiseaux et rapaces en pleine période de nidification, saccageant un lieu paisible de passage de la faune sauvage, dérangeant la population de batraciens alentour, perturbant des espèces protégées, défigurant ce site naturel, par ses aménagements clôturés, apportant des nuisances sonores et visuelles, générant un trafic de véhicules supplémentaires, supprimant un espace vert municipal ouvert aux promeneurs. Le collectif signalait également qu’un paintball était déjà installé en limite de St-Orens et de Quint-Fonsegrives, près du moulin de Quint.

Pique nique de protestation contre le projet de paintball

Le collectif avait demandé début juin 2024 à rencontrer les élus pour connaître l’évolution du projet, car un dépôt de permis de construire avait été déposé pour un bâtiment d’accueil, notamment à l’issue de la convention temporaire prenant fin en août, et pour proposer des solutions alternatives concernant l’utilisation de cet espace public. 

Suite à la réunion avec le collectif le 29 juillet, Serge Jop, maire de St-Orens, a annoncé l’arrêt du projet et le non-renouvellement de cette convention, cette décision de la municipalité intervenant après une « rupture de confiance » avec ladite société. La mairie avait d’ailleurs refusé le permis de construire déposé par la société 4EVM.

Le maire avait alors affirmé au Collectif que le site serait remis en état par la société 4EVM. Si les containers, qui n’appartiennent pas à cette société, ont bien été déménagés, il n’en est rien concernant les poteaux toujours en place.

Le collectif s’était interrogé sur le fait que la redevance due pour la période du 1er mars au 31 août 2024 n’ait pas été perçue, D. Faure lui a répondu que « l’exonération de la redevance votée en conseil municipal a été accordée à la demande de l’entreprise. En effet, celle-ci n’ayant pas obtenu les autorisations nécessaires pour démarrer son activité sur la parcelle, elle n’a généré aucun chiffre d’affaires et ne disposait donc pas des ressources financières pour s’acquitter de cette redevance, initialement fixée en contrepartie de l’exploitation d’une activité de paintball.» 

Pour le collectif, cette exonération aurait pu être conditionnée à la remise en état du terrain, cela n’a pas été le cas et un an après il constate que rien n’a été fait !

La remise en état devra-t-elle être réalisée au frais des contribuables ?

Début 2025, le collectif a rappelé à Mme le Maire que la société 4EVM n’avait toujours pas démonté les poteaux.

Dans un courrier daté du 25 février 2025, le collectif a été informé par Dominique Faure que : « nous avons adressé plusieurs rappels à la société afin qu’elle procède à la libération des lieux et à la remise en état du terrain, conformément aux termes de la convention.

Face à l’absence d’actions concrètes et à la persistance de ce matériel sur le site, nous avons adressé une mise en demeure à l’intéressé, qui l’a réceptionnée le 20 février 2025. À compter de cette date, 4EVM dispose d’un mois pour honorer ses engagements contractuels et procédera la remise en état du terrain. À défaut, des actions judiciaires pourront être engagées conformément à la législation en vigueur. »

Et un an plus tard, les poteaux sont toujours là…

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